Nous venons toutes au monde de la même manière : nues, hurlantes, couvertes de sang et d’autres fluides corporels.
Et si on sait s’y prendre, on peut avec un peu de chance se retrouver régulièrement dans la même situation.

Quand j’ai terminé de parler...
Les tuiles, déjà chauffées par le soleil deviennent glacées sous moi, comme si elles mouraient subitement.
Alors je sais que je démarrerai la voiture avec les cheveux de demain..., que je la conduirai avec son dos, que je la garerai avec ses reins et que la route vers le collège aura les formes de son corps assis, faussement tranquille, poussant son cri courbe et immobile.
Elle qui n’est pas du tout turbulente vous plante :
— Continuez de l’aimer. Ne vous arrêtez jamais. À demain.
J'approche l'intérieur tendre de mes jambes contre les tuiles, et laisse la matière gorgée de soleil remonter dans mon ventre. Elle prend loin en elle. Le chaud des années. J'aimerais laisser monté mon odeur jusqu'à moi. Mais sa chair ne souffle que vers l’autre coté de l’eau.
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23:46 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note |
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"Le 31 décembre 1957,
Je me suis tournée dans tous les sens, je me suis épiée, observée jusqu'à l'écoeurement. Si j'étais un homme, cet état m'aurait conduite à la création. Mais moi telle que je suis – et ne désire pas être autre chose – je n'ai fait que divaguer."
(Unica Zürn, Notes pour le journal d'une anémique, in Approche d'Unica Zürn, le Nouveau Commerce, 1981)
"Le 2 septembre 1958,
Utiliser l'imagination. Ecrire et travailler pour plaire. Ne pas critiquer, ne pas le harceler. [Omission] Lui est un génie. Moi son épouse."
(Sylvia Plath, Journal, 1958 )
"
"Où je commence ?
Où j'arrête ?
Comment je commence ?
(Puisque j'entends continuer)
Comment j'arrête ?
Comment j'arrête ?"
(Sarah Kane, 4.48 Psychose, L’Arche Editeur pour la version française, 2001)
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Les yeux fermés de n’importe quelle paume...
Reprend le fil qui se projette nu depuis mon ventre ..
***
Je retiendrai ce nom de ma tendresse et mon amour.
Je dirai très exactement que tu bouges
dans cette dimension incarnée d’une épaule.
Je ferai... je ferai complètement tout à fait ce qu’il faut pour ne plus te dessiner.
A faux à froid comme une entaille des échecs surprenants.
Je dirai je dirai très exactement que tu bouges.
Et je dirai que cet arbre éployé qui se penche en avant sur le mur
Se regarde comme ...
Le plus bel arbre jamais découplé sur mon papier glacé.
Et comme l’eau exagérément rouge ...
Et aussi comme l’eau exagérément rouge ...
Et je te dirai, moi, qu’on ne dessine pas le vent.
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Moi : Les malheurs de Sophie, évidemment.
Les vraies raisons qui m’ont entraîné là ne doivent pas être dites. D’autant plus qu’elles n’expliquent rien, finalement.
La solution s’est offerte à moi, je n’ai pas eu à choisir.
http://www.ecole-plus.com/annonces/article.asp?nummessage=12711&k=1&page=1
Ventre rond, coffre d’enfant, de petite fille, là, sous la chair. Petite fille, Pétronille, prénom d’avant naissance, d’hésitation, d’incongruité. L’enfant d’avant l’enfant…
La poupée de cire, la chaux, les petits poissons, le poulet noir, l’abeille, les cheveux mouillés, les sourcils coupés, le pain des chevaux…
00:14 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |
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23:50 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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Sans l’essentielle bêtise du monde – subtile, ramifiée, omniprésente – d’où me viendrait cette extase permanente ?
Update: retard de 15 jours
Je ne peux m’accrocher à rien ... mon regard s’éparpille sans que rien ne vienne déranger le vide. Qui ressemble à un état de stress absolu.
Etat rigide et fiere.
Où je n’ai que le temps de regretter...
Où immanquablement je redoute l’autre et sa chair.
Update: 06.11.04 ... les Anges de l'apocalypses sont descendus me voir
Finalement toutes femmes a sa fortune entre les jambes.
21:21 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Pour vouloir des mots sinueux et vibrants...
Des mots trois fois millénaires, des mots que je réciterais avec ma voix d’enfant-poussière suicidaire et maléfique.
Avec ma bouche et mes doigts, je ferais les signes froids du roi des mouches, je mimerais les crimes difformes et sans âge de mes ancêtres noirs - folle, écumante échevelée, du sang et des cheveux sous les ongles.
« Je sais que les gens croient que les manifestations fonctionnent.
Tellement de nos jours, en tant que politiciens. Je crois que nous sommes presque rendus immunisés contre elles. »
22:12 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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Dans son Art de conjuguer 12 000 verbes...
Besherelle a oublié le verbe coïter. La réptation des Français serait-elle surfaite ?
Sourire sans voir...
un chat roux qui passait, miaulant tout son cafard.
... Du bois touffu sourdait un parfum d’arrosoir,
gazon tout frais tondu, nuit d’or, grillon du soir…
[Le paradis ne serait-il qu’une fente ?]
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Please crash into me, baby... Oh, no no no...
Yes, I see the waves
Come and crash into me.
See the waves come and crash into me.
Crash into me... ...
Je suis complètement dérangée dans ma tête. Autant ne plus se le cacher. Ca facilitera les choses.
Suis HS. Maintenant. Très. Je fais des cauchemards de dingue.
J'aurai dû mourir en Turquie auprès de mon amant.
Vous pensiez bien qu'aux infos Françaises vous ne l'ayez entendu.
Ma vie. Le ragoût. Tant attendu.. A table!
22:37 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note |
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Trois jours viennent de s'écouler...
Intenses. Des rires, de cris, de larmes, de hugs.
Moments inoubliables. Des relations qui se sont développées, d'autres qui se sont renforcées. Une complicité retrouvée.
Juste magique en fait.
Souvenirs plein la tête.
Plus tenir debout. Demain, je ressemblerai à encore moins que d'habitude. Mais qu'est-ce que cela fait du bien.
Et puis cette semaine, beaucoup de calme et de solitude en perspective. J'en avais quelque peu besoin alors tout va bien.
21:43 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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I
J’ai pèleriné si longtemps
Entre la paupière et le regard
Que ma bouche en est devenue trésor...
II
Harcelée par la Vie...
Je monte l’impossible et j’en descends
C’est entre moi et Moi qui est dehors
Que la Parole parle.
III
De la profondeur jaillit l’introuvable
Les souvenirs, d’extrémité en extrémité,
Soif est Feu..
Immuablement le marteau frappe l’oreille du rêve.
22:09 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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22:16 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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La chanson fiévreuse des souvenirs enroués...
La tendresse candide, illimité. La marelle du temps à cloche-pieds funambules.
Quand soudain les ailes de l’acceptation ouvrent une autre porte.
La vie comme un château de cartes suspendu en chat-perché. Plus insaisissable qu’un torrent en crues ou qu’une pensée, plus fertile que la chaude respiration de la terre.
Et plus cassante que le tissu ébréché des coquelicots en sang.
Encore et encore bercer malgré l’odeur épuisée...
Bercer même au delà, murmurer, caresser sans fin. Libérer l’écho fragile des pulsations, les battements de cœur.
Et ressentir désormais chaque vie comme une liberté lumineuse.
18:46 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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23:17 Écrit par © Megalo 2005 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note |
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